|
Les deux poissons de
Pisces, le dernier signe du zodiaque, nagent dans des directions
différentes mais sont reliés par un ruban, en Aries (le Bélier) et
Aquarius (le Verseau).
Dans la mythologie gréco-romaine, Aphrodite et son fils Eros, pourchassés
par le monstre Typhon, se transformèrent en poissons. Ils s’attachèrent
par la queue pour s’assurer de ne pas être séparés et prirent la fuite à
la nage. L’anneau d’étoiles du Poisson occidental, sous Pégase, s’appelle
le Petit Cercle. Le Poisson oriental se trouve sous Andromède.
Les poissons sont un symbole à la fois chrétien et païen. Ils apparaissent
pour la première fois dans un mythe primitif, poussant un œuf géant hors
des eaux du fleuve Euphrate. De l’œuf sortit la déesse de l’Amour
Atagartis. La déesse et son fils-amant Ichthys prirent la forme de
poissons, et tous ses temples possédaient des bassins à poissons sacrés.
Ce culte primitif du poisson, centré sur la déesse mère et son fils, qui,
chaque année, meurt pour ensuite renaître, a de nombreux points communs
avec l’histoire chrétienne et le Christ : le Pêcheur d’Hommes qui divisa
les pains et les poissons avait reçu, au début du christianisme, le surnom
d’Ichthys, qui signifie « poissons ».
Le commencement de l’Age des Poissons, quand l’équinoxe de printemps
sortit d’Aries (le Bélier), il y a 2 000 ans, pour entrer dans Pisces,
coïncida approximativement avec la naissance du Christ, aujourd’hui fixée
à l’unanimité vers l’an 7 avant J.-C. Cette année-là, Jupiter et Saturne
se rencontrèrent, au point marquant dans le ciel le nouvel équinoxe des
Poissons et donnant une étoile exceptionnellement brillante qui, pendant
les mois d’hiver, a pu guider les Rois Mages vers le Sud, de Jérusalem à
Bethléem. |